Rappelez-vous: "j'ai douze ans", les premiers pas au collège, chez les "grands", la cour de récréation, des professeurs différents, papa et maman qui s'inquiètent. Le bébé n'est pas loin ... et pourtant ...![]()
« Haut et court » sera la réponse proposée par notre société à cette délinquance de plus en plus jeune, contre laquelle il faudra de plus en plus se prémunir, eu égard aux difficultés socioéconomiques présentes et à venir. Ainsi, 12 ans semble être l’âge idéal pour emprisonner les gamins s’étant mis quelque part en tête de jouer les caïds de quartier.
Rappelez-vous, à cet âge-là, vous ou votre fiston rentriez en sixième. C’étaient les premières bousculades dans la cour de récré, les premiers accrochages avec certains « grands » de la classe de 5° ou 4°, la première engueulade du prof de math ou d’EPS pour manque de sérieux. En résumé, les premières confrontations de la préadolescence en vue de construire sa personnalité. Pour faciliter ce passage, l’appui et/ou l’autorité des parents ont leur importance : arrivé en terminale, « marmaillerie » et « adolescenterie » s’équilibrent. L’adulte n’est pas loin. Cependant, il est des jeunots pour lesquels les choses ne coulent de source : conflits à la maison, refus du système scolaire, influence des copains, les premières sorties nocturnes, les premières insultes, les premières bagarres, les premiers larcins.
Le CPE au collège et le gendarme convoquent, réprimandent, expliquent. Un suivi s’avère nécessaire car les parents démissionnent parfois, les professeurs sont dépassés par les effectifs et le nombre de cas difficiles, la police a des affaires plus graves à gérer. Dans la mesure où la loi du plus fort devient la règle, c’est entre 10 et 15 ans que l’avenir du jeune va se jouer. L’éducation, normale pour les uns, spécialisée pour les autres, représente le processus par lequel toutes les sociétés humaines intelligentes et démocratiques avancent et lorsque, historiquement, cette vision et les moyens y afférents font défaut, le système se replie généralement derrière la répression. 12 ans : l’âge où l’on peut enfermer des gosses en prison afin de se débarrasser de cette « racaille » en devenir puisque « génétiquement » les politiques (et non les scientifiques) n’ont pas peur d’annoncer la primauté de la composante héréditaire !!
Compte tenu des conséquences inévitables de la crise et de la fermeture programmée des anciennes casernes, la solution pourrait être de transformer ces bâtiments en prison de marmailles et d’installer aux quatre coins quelques potences, juste pour faire peur … et rassurer le bourgeois qui sommeille sur les bancs de l’Assemblée ou du Sénat. On finira bien par les dompter, les dresser, ces jeunes de quartier !!




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