2009 sera forcément chaud. La cinquantaine passée, ils saisissent toutes les opportunités offertes par le système pour s'octroyer un certain pouvoir (dans l'entreprise, au sein de l'administration, à l'Assemblée, au Sénat, dans les Ministères, ...), généralement au détriment des jeunes qui galèrent, galèrent, galèrent. Ces derniers ont toujours été à l'origine de grands chamboulements sociaux ... et si on créait un "Commissariat à la Jeunesse" !!!
16-25 ans, passage de l’adolescence à l’âge adulte : pas facile parce que plusieurs domaines mènent la danse, perturbant fortement l’équilibre du moment.
La dimension biologique tout d’abord : certaines parties du corps grandissent, d’autres deviennent matures ; des pulsions, des émotions cherchent à s’exprimer. Sur le plan psycho-affectif , désirs d’indépendance et d’autonomie alternent avec amour, générosité et solidarité. Les nombreuses ambivalences sont à l’origine de phases où règne l’instabilité. A toutes les époques et en tout lieu, il n’est pas facile d’être ado-adulte.
Cependant, suivant les cultures et selon le milieu social, les « choses » se déroulent plus ou moins bien : soit le jeune arrive à trouver sa place dans la société, ses aspirations sont accessibles et l’épanouissement est à portée de main ; soit le monde des adultes est bloqué, il ressent un rejet et a du mal à se projeter dans un avenir/devenir sympathique ou attrayant. Pour contrebalancer cette période « d’attente » et le besoin grandissant de connaissances, la plupart des sociétés invente ou propose des activités compensatoires et formatrices : établissements scolaires, structures militaires, associations culturelles, artistiques, sportives. Eu égard à la maturation physique, au surplus d’énergie et à la richesse éducative des pratiques sportives, beaucoup de pays ont opté pour un ministère « Jeunesse et Sport ».
Aujourd’hui, le capitalisme mondial est en crise et la France, « croissanteuse » et arrogante, n’a pas su anticiper le phénomène. Les catégories sociales les plus fragiles vont inéluctablement en subir les conséquences. Il y a quelques années, le problème de la jeunesse était réglé par une petite-sale guerre et celui des vieux par un laissé-pour-compte. Il n’est pas évident, de nos jours, de s’aventurer sur ce même terrain : les citoyens n’en voudraient pas. Alors, pour endiguer les futurs mécontentements, toujours plus durs du côté des ado-adultes que du côté des gramounes, un « Commissariat à la Jeunesse » a été créé, vu sous l’angle du RAS et de l’errance socio-économique. Encore une fois, les politiques vont se tromper de cheminement : la jeunesse, ce n’est pas uniquement/essentiellement finir l’apprentissage et trouver du boulot pour être, soi-disant, autonome et responsable. Trop facile !
Le rêve, l’épanouissement, le « touche à tout », le dépassement de soi, s’éclater sur un terrain de jeu, sur un tapis de judo, sur un air de rap dans une chorégraphie imaginée dans un sous-sol d’immeuble de quartier, … tant de choses qui passent par la tête et qui feront l’adulte de demain, le monde de demain. Ce commissariat-là risque fort de devenir synonyme de son homonyme : les jeunes ne seront pas très motivés pour le fréquenter !!!




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